Parfums Melon, Pastèque & Rhubarbe
Melon, pastèque et rhubarbe : des matières que l'on ne peut pas distiller
Le melon, la pastèque et la rhubarbe partagent un point commun que peu de matières connaissent : aucune ne livre son odeur. Ni distillation, ni extraction, ni absolue. Ce que l'on sent dans un parfum est toujours une reconstitution, bâtie par le parfumeur à partir d'autres essences et de molécules de synthèse.
Pour le melon et la pastèque, tout tient à une molécule : la Calone, synthétisée en 1966 dans un laboratoire grassois. Elle ne sent d'ailleurs pas vraiment le fruit, mais l'eau — aqueuse, ozonée, légèrement métallique, avec un arrière-plan d'écorce et de concombre. Déployée à la fin des années 1980, elle a fondé à elle seule la famille aquatique et dominé toute la décennie suivante.
La rhubarbe est une vivace de la famille des polygonacées dont on ne consomme que les pétioles, les feuilles étant chargées d'acide oxalique. Son accord est vert et franchement acidulé, quelque part entre la pomme verte et les baies rouges, avec une pointe florale qui l'empêche de tourner au bonbon.
Ce que ces matières apportent à un parfum
- Une fraîcheur aqueuse et transparente pour le melon et la pastèque, le plus souvent en ouverture
- Une acidité verte et croquante pour la rhubarbe, qui réveille un bouquet floral
- Un effet de lumière : toutes éclaircissent une formule sans l'alourdir
- Des matières entièrement reconstituées, sans enjeu de récolte
Des signatures à retrouver dans nos parfums fruités, nos parfums verts et nos parfums marins et aquatiques.







































